Pierre CRABE

Pierre CRABE

Printemps soixante-dix, encore adolescent, j’ai découvert ce nouveau quartier, son immense gare souterraine, le CNIT et ses quelques tours… Puis, comme un aimant, il m’a attiré au fil des années… De plus en plus de bureaux, les Quatre Temps, quelques immeubles résidentiels, la présence humaine croît… Beaucoup d’images dans mon boitier argentique, la patinoire m’a permis de tracer mes premiers filés dans l’argent de la pellicule… Le grand Calder rouge et les Personnages de Miró m’ont appris à rechercher des angles de vue originaux… Photographie de rue, photographie sur la dalle…

Début des années quatre-vingts.
Je me suis éloigné de Paris, je suis revenu à la Défense. Derrière la Grande Arche, une porte oubliée ouverte me permit d’entrer dans le nouveau cimetière de Neuilly. Depuis le pied de l’Arche, qui soupçonnerait la présence de cette nécropole ? Elle est cachée sous une canopée savamment plantée pour la masquer aux yeux des vivants…

Là, j’ai découvert un lieu permettant de créer des images inhabituelles, dalles couchées, comme prosternées devant les granites levés et les façades de verre, croix désuètes des tombes de soldats tombés pour la défense de Paris.éfier, en silence…

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