Invité d’honneur 2018

Pierre DE VALLOMBREUSE

Pierre de VALLOMBREUSE est né à Bayonne en 1962. Au contact de Joseph Kessel, grand ami de ses parents, il ressent très tôt l’envie d’être un témoin de son temps. Il est photographe et reporter pour différents magazines (Géo, Le Figaro magazine, Le Monde, Newsweek, El País, etc.).

Ses photos ont fait le tour du monde. À l’origine de nombreuses expositions, il est l’auteur de grands livres dont Peuples (Flammarion, 2006) et Hommes Racines (La Martinière, 2012). Il a constitué un fond photographique unique de 140 000 clichés sur 43 peuples.

EN VINGT-CINQ ANS DE VOYAGES SUR TOUS LES CONTINENTS, IL A CONSTITUÉ UN FONDS PHOTOGRAPHIQUE UNIQUE SUR 43 PEUPLES AUTOCHTONES, PLUS DE 140 000 CLICHÉS, RENDANT AINSI HOMMAGE À CETTE PRÉCIEUSE DIVERSITÉ ET NOUS FAISANT DÉCOUVRIR LA RÉALITÉ DE CES PEUPLES.

En 1984, il rentre à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris avec l’idée de faire une carrière de dessinateur de presse. Mais un voyage à Bornéo, l’année suivante, va bouleverser le cours de sa vie. Il partage en effet son quotidien avec les Punans, derniers nomades de la jungle. D’artiste sédentaire, il décide de devenir un témoin nomade, et la photographie devient son mode d’expression. Toujours étudiant aux Arts décoratifs de Paris, il passe de longs séjours répétés dans la jungle des Philippine avec  les Palawans. Au total, il vivra avec eux plus de deux ans. Une première partie de son travail sur cette tribu est présentée lors du prestigieux festival photographique « Les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles ».

De 2007 à 2012, il a réalisé Hommes racines. Se déployant sur 5 ans, ce parcours représente l’engagement d’un photographe auprès de onze peuples autochtones répartis aux quatre coins du globe. Si la vocation principale du parcours est de montrer la relation intime qui lie l’homme à son environnement, il se présente comme un témoignage de la diversité des modes de vie, des pratiques et des savoirs traditionnels qui s’inscrivent dans des milieux très différents. Ces cultures sont dépositaires de savoirs essentiels à la préservation de la biodiversité. Ce parcours souhaite promouvoir une réflexion sur l’humanité durable dont le corollaire est la protection de la nature.

À chaque fois lié à un peuple spécifique, le parcours souligne la multiplicité des réponses aux conditions de vie imposées par la nature et l’histoire. C’est dans ce contexte qu’il aborde la notion de racine. En rencontrant des peuples solidement ancrés dans leur territoire et d’autres ayant été soumis à l’épreuve du déracinement, les Hommes racines dessinent les profondes mutations qui affectent notre modernité.

Enfin, les peuples autochtones sont trop souvent les premières victimes des désastres écologiques : pénurie alimentaire, déforestation, réchauffement climatique, pollution, guerre de l’eau, autant de questions cruciales qui, loin d’être locales, concernent notre humanité.

Depuis 2007, ce parcours a donné lieu à 12 expositions et de nombreuses publications.